années 70
premiers écrans
Colorix2
 
 
Le Colorix2

1977. Le nouveau Colorix2 permettait d'adresser 384x256 pixels avec le même nombre de couleurs:4096. Le langage LISP commençait à permettre l'introduction de nombres réel (grace à un programme "Bignum"). Si les traçages de courbes devenaient difficiles manuellement, ils purent être remplacés par des expressions mathématiques, néanmoins avec un temps de calcul assez pénalisant sur le même ordinateur Télémécanique. C'est ainsi que, commencant à nous intéresser au traitement digital de l'image, nous sommes arrivés à implémanter une FFT (Fast Fourier Transform) probablement la plus lente possible...

Mais comme l'histoire des "nouvelles technologies" ne faisait que commencer, nous avons connu notre premier bouleversement technologique avec l'arrivée d'un ordinateur de Digital "le LSI 11" avec 32K de mémoire (ce qui nous paraissait merveilleux) dont il fût possible de faire une acquisition personnelle. Guère plus cher qu'une voiture, associé au Colorix2, et nous permettant l'utilisation du langage Fortran, il nous a conduits non seulement de nombreuses et nouvelles expériences de 1978 à 1980, mais nous a accompagné dans une rupture: l'introduction d'éléments réalistes.

 

Impression
Puisqu'il devenait possible d'avoir une écriture mathématique, nous nous sommes trouvés devant plusieurs choix pour nos "variations continues de couleur": nous pouvions par exemple remplacer la ligne droite par une courbe d'équation donnée. Mais il nous est vite apparu qu'une forme pre-définie de cette façon impliquait une structuration géométrique très perceptible de l'image, et que nous souhaitions plus de souplesse. Nous avons d'abord choisi des courbes dites "paramétriques" qui comme leur nom l'indique permettent de faire varier des paramètres, mais surtout des courbes paramétriques de type " B-Spline". Ces courbes permettent une forme de dessin libre: on fixe un certain nombre de "points" en mesurant leurs coordonnées et le programme calcule la courbe correspondante, plus ou moins souple, "dirigée" par ces points, dont une modification locale devient possible. Avec ce choix à la fois de commodité et d'esthétique, nous n'imaginions pas toutes les conséquences à venir...C'est ainsi qu'après avoir longuement expérimenté de nouvelles variations continues abstraites dont la section études de surfaces spline 2D rend compte (1977-78), nous avons commencé à introduire des éléments de réalisme, ébauche de main, de jambes, section début de réalisme 2D, et quelques études de visages aidées par une très sommaire digitalisation: début de visages 2D en 1980, début 1981. Néanmoins cette arrivée du réalisme, si nécessaire pour nous, allait clore une période où informatique et visualisations se conjugaient encore assez facilement.