années 80
un 3D primitif
images de Rochester
 
 
Images de Rochester 1981-1982

Il fallait trouver des procédés de modélisations, en absence de tout système de capture, de table traçante ou autre. Nous avons eu recours au dessins à la main, aux poupées, aux maquettes en bois: chapitre "modélisations". Une fois la forme primitive obtenue, on pouvait s'amuser à imaginer toutes sortes de déformations : c'est l'objet des chapitres suivant Le chapitre "têtes de faune" où nous modulons, "frisons" les surfaces, et le chapitre "Z-Buffer" où nous jouons sur des effets d'intersection de surfaces. Les deux derniers chapitres illustrent les esquisses de corps et de paysages que nous permettait notre programme. Nous allions alors de surprise en surprise, car du programme à l'image "résultante" on était très loin d'une relation directe et prévisible, l'image nous incitait à des transformations du programme ou à d'autres combinatoires d'utilisation. Il fallait beaucoup de patience car le temps moyen de calcul d'une image était entre une heure jusqu'à cinq heures pour les "ray-tracing".. mais la nouveauté est un puissant stimulant!

 

En 1980-1981 nous avons trouvé à l'Université de Rochester un acceuil et des conditions de travail exceptionnelles. Un ordinateur VAX 780 sans aucune mesure avec ce que nous connaissions, et un "écran raster" facilement adressable d'une définition supérieure 512 x 512. Comme c'était le cas souvent à cette époque, l'écran ne disposait que de 256 couleurs possibles à choisir dans une large étendue de couleurs possibles. Notre priorité était alors la découverte du 3D, c'est à dire du tracé d'objets en perspective à l'aide d'un programme, c'est pourquoi nous avons choisi de travailler en noir et blanc avec 256 dégradés de gris, ce qui pouvait permettre un ombrage plus réaliste.